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Sexologue médecin ou clinicien : quelles différences ?

12 oct. 2026

Médecin sexologue, sexologue clinicien ou sexothérapeute : derrière ces appellations se cachent des compétences et des cadres d’exercice différents. Découvrez leurs rôles respectifs, leurs limites, leurs complémentarités et les critères essentiels pour choisir le professionnel adapté ou mieux comprendre le métier de sexothérapeute.

Sexologue médecin ou sexologue clinicien : quelles différences ?

Lorsqu’une personne rencontre une difficulté dans sa vie sexuelle, une question revient souvent : quel sexologue consulter ? Faut-il s’adresser à un médecin sexologue, à un sexologue clinicien ou à un sexothérapeute ? Derrière des appellations proches se cachent en réalité des formations, des compétences et des cadres d’exercice différents.

Cette distinction est importante, car la sexualité ne concerne jamais uniquement le corps ou uniquement le psychisme. Elle se situe au croisement de nombreux facteurs : santé physique, émotions, histoire personnelle, couple, croyances, image de soi, contexte de vie, traitements médicaux ou encore expériences passées.

L’Organisation mondiale de la Santé rappelle d’ailleurs que la santé sexuelle concerne le bien-être physique, émotionnel, mental et social en lien avec la sexualité. Elle ne se limite donc pas à l’absence de maladie ou de dysfonction sexuelle.

Comprendre la différence entre un sexologue médecin et un sexologue clinicien permet ainsi de mieux choisir le professionnel adapté à chaque situation. Cette distinction est également essentielle pour les personnes qui souhaitent se former à la sexothérapie et construire une pratique professionnelle respectueuse de leur champ de compétences.

Qu’est-ce qu’un sexologue ?

Le terme sexologue désigne un professionnel formé à l’étude, à l’évaluation ou à l’accompagnement des questions relatives à la sexualité humaine.

Mais tous les sexologues n’ont pas le même parcours professionnel.

Certains sont médecins. D’autres sont sages-femmes, psychologues, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes ou professionnels de l’accompagnement ayant suivi une formation complémentaire en sexologie ou en sexothérapie.

Il faut donc distinguer deux choses :

  • la profession initiale, qui détermine notamment le cadre légal et les actes que la personne est autorisée à réaliser ;

  • la formation complémentaire en sexologie, qui apporte des connaissances et compétences spécifiques autour de la sexualité.

Cette distinction est fondamentale. Se former à la sexologie ne transforme pas, par exemple, un professionnel de l’accompagnement en médecin, pas plus qu’elle ne lui confère automatiquement le titre de psychologue ou de psychothérapeute.

À retenirLe mot « sexologue » indique avant tout un champ de compétences autour de la sexualité. Pour comprendre précisément ce qu’un professionnel peut proposer, il faut connaître sa formation initiale, ses diplômes complémentaires et son cadre d’exercice.

Qu’est-ce qu’un médecin sexologue ?

Un médecin sexologue est d’abord un médecin. Il a suivi des études de médecine et possède donc les compétences et prérogatives liées à l’exercice médical.

Il complète ensuite généralement sa formation par un cursus universitaire en sexologie ou en médecine sexuelle.

À titre d’exemple, le DIU de Sexologie et médecine sexuelle proposé par Nantes Université est destiné aux médecins généralistes et spécialistes. Son objectif est notamment de les former à la détection et à la prise en charge des dysfonctionnements et troubles sexuels. Le diplôme répond à des exigences nationales et est reconnu par le Conseil national de l’Ordre des médecins.

Que peut faire un médecin sexologue ?

Parce qu’il est médecin, le médecin sexologue peut explorer les éventuelles dimensions médicales d’une difficulté sexuelle.

Selon la situation et son champ de compétences, il peut notamment :

  • recueillir les antécédents médicaux ;

  • rechercher les effets possibles d’un traitement ;

  • effectuer un examen clinique lorsque celui-ci est pertinent ;

  • rechercher une cause physiologique ou organique ;

  • prescrire des examens complémentaires ;

  • poser un diagnostic médical ;

  • prescrire un traitement lorsqu’il est indiqué ;

  • orienter vers un autre spécialiste ;

  • proposer lui-même un accompagnement sexologique s’il est formé à cette approche.

Il peut donc intervenir à l’interface entre médecine et sexualité.

Dans quelles situations consulter un médecin sexologue ?

L’avis d’un médecin est particulièrement important lorsqu’une difficulté sexuelle pourrait avoir une origine médicale.

Cela peut être le cas lorsqu’une personne présente par exemple :

  • une difficulté érectile récente ou persistante ;

  • des douleurs pendant les rapports ;

  • une modification importante et inexpliquée du désir ;

  • des symptômes survenus après la prise d’un médicament ;

  • des troubles sexuels apparus après une intervention chirurgicale ;

  • des problèmes pouvant avoir une origine hormonale ;

  • des difficultés sexuelles associées à une maladie chronique ;

  • un changement brutal dans le fonctionnement sexuel.

Prenons l’exemple d’un homme qui rencontre soudainement des difficultés d’érection.

Il pourrait être tentant de conclure immédiatement à un problème d’anxiété ou de stress. Pourtant, une difficulté érectile peut également être influencée par différents facteurs médicaux ou médicamenteux. Un avis médical permet donc d’écarter ou de prendre en charge ces causes avant de travailler, si nécessaire, sur les dimensions psychologiques et relationnelles.

Qu’est-ce qu’un sexologue clinicien ?

Le sexologue clinicien est généralement un professionnel ayant développé une compétence clinique spécifique autour de la sexualité.

Il peut avoir différentes formations initiales.

Certaines formations universitaires en sexologie clinique sont par exemple ouvertes à des sages-femmes, psychologues, infirmiers, pharmaciens ou masseurs-kinésithérapeutes. Le DIU de Sexologie clinique de Nantes Université vise notamment à former ces professionnels à la détection et à la prise en charge des troubles sexuels, ainsi qu’au travail en réseau avec d’autres spécialistes.

Le terme peut également être utilisé dans le champ de la sexothérapie pour désigner un professionnel de l’accompagnement formé aux problématiques psychosexuelles et relationnelles.

Il faut cependant retenir une règle simple : les actes qu’un sexologue clinicien est autorisé à réaliser dépendent toujours de sa profession initiale.

Que travaille un sexologue clinicien ou sexothérapeute ?

Son accompagnement concerne principalement les dimensions psychologiques, émotionnelles, comportementales et relationnelles de la sexualité.

Il peut notamment travailler autour :

  • du désir sexuel ;

  • des différences de libido dans le couple ;

  • de l’anxiété de performance ;

  • de certaines difficultés érectiles après exploration médicale ;

  • de l’éjaculation précoce ou retardée ;

  • des difficultés orgasmiques ;

  • du vaginisme, en complément d’un suivi médical lorsque nécessaire ;

  • de l’image corporelle ;

  • des croyances liées à la sexualité ;

  • de la peur du jugement ;

  • de la confiance dans l’intimité ;

  • de la communication sexuelle ;

  • de la place du plaisir ;

  • de la sexualité après une infidélité ;

  • de certaines conséquences psychosexuelles liées à des violences ou à des expériences traumatiques.

La sexothérapie ne consiste pas à donner des recettes toutes faites.

Le professionnel cherche plutôt à comprendre ce qui entretient la difficulté : peurs, représentations, comportements, contexte relationnel, vécu corporel, anticipation de l’échec ou encore pression autour de la sexualité.

Un sexologue clinicien peut-il poser un diagnostic médical ?

Le fait d’être formé en sexologie clinique ou en sexothérapie ne donne pas, à lui seul, le droit de poser un diagnostic médical ou de prescrire un traitement.

Ces actes relèvent des compétences attachées aux professions de santé concernées.

Un professionnel non médecin doit donc savoir identifier les situations nécessitant une orientation médicale.

C’est une compétence essentielle en sexothérapie.

Par exemple, une personne qui consulte pour une douleur génitale persistante ne devrait pas recevoir uniquement un accompagnement autour de la relaxation, de la peur ou du rapport au corps. Une évaluation médicale doit pouvoir être proposée afin de rechercher une éventuelle cause somatique.

De la même manière, une baisse importante de la libido peut être influencée par la relation de couple, mais également par certains traitements, certaines pathologies ou des changements hormonaux.

Sexologue médecin ou sexologue clinicien : quelles différences concrètes ?

Critère

Médecin sexologue

Sexologue clinicien / sexothérapeute non médecin

Formation initiale

Médecine

Variable selon le professionnel

Formation complémentaire

Sexologie ou médecine sexuelle

Sexologie clinique ou sexothérapie

Diagnostic médical

Oui

Non, sauf compétence médicale liée à la profession initiale

Prescription médicamenteuse

Oui lorsque nécessaire

Non du seul fait d’être sexologue

Prescription d’examens

Possible

Non du seul fait d’être sexologue

Examen médical

Possible lorsqu’il est indiqué

Non du seul fait de la formation en sexologie

Travail sur les dimensions psychosexuelles

Possible selon la formation

Généralement central

Travail sur le couple

Possible selon la formation

Fréquent lorsqu’une formation en thérapie de couple est associée

Travail sur croyances et anxiété de performance

Possible

Très fréquent

Orientation vers d’autres professionnels

Oui

Indispensable dès que la situation dépasse son champ de compétences

À retenir : Le médecin sexologue possède des compétences médicales que la formation en sexothérapie ne confère pas. Le sexologue clinicien ou sexothérapeute peut, de son côté, développer une expertise importante dans les dimensions psychologiques, sexuelles et relationnelles. Les deux approches sont souvent complémentaires.

Pourquoi médecine sexuelle et sexothérapie sont-elles complémentaires ?

La sexualité est multifactorielle.

L’OMS rappelle qu’elle est influencée par l’interaction de facteurs biologiques, psychologiques, sociaux, culturels, relationnels et historiques.

Une difficulté sexuelle peut donc avoir plusieurs causes simultanément.

Exemple : une difficulté d’érection

Un homme commence à rencontrer des difficultés d’érection après une période de fatigue importante.

Lors du premier épisode, il se sent embarrassé. Lors du rapport suivant, il se demande déjà si son érection va « tenir ».

Il commence à surveiller son corps.

Plus il observe son érection, plus il devient anxieux. Plus il est anxieux, plus il lui devient difficile de se laisser aller à l’excitation.

Une boucle d’anxiété de performance se met en place.

La sexothérapie peut travailler efficacement sur ce mécanisme.

Mais il serait néanmoins pertinent de vérifier auparavant ou parallèlement qu’aucun facteur médical, cardiovasculaire, hormonal ou médicamenteux n’intervient.

Exemple : des douleurs lors de la pénétration

Une personne ressent des douleurs pendant les rapports depuis plusieurs mois.

Plus elle anticipe la pénétration, plus elle se contracte. Elle commence progressivement à éviter certains rapprochements par peur de souffrir.

La dimension psychosexuelle devient donc importante.

Pour autant, dire simplement à cette personne qu’elle doit « apprendre à se détendre » serait particulièrement réducteur.

Une consultation médicale peut être nécessaire pour rechercher une éventuelle cause gynécologique, dermatologique, hormonale ou pelvienne.

La sexothérapie pourra ensuite, ou parallèlement, travailler sur la peur de la douleur, le rapport au corps, le rythme des rapprochements, la communication dans le couple et la reconstruction de la sécurité.

Exemple : une différence de désir dans le couple

Une personne souhaite avoir des rapports plusieurs fois par semaine, tandis que son partenaire ressent peu de désir.

Très rapidement, chacun peut interpréter cette différence :

« Il ne me désire plus. »

« Elle ne pense qu’à ça. »

« Je ne suis plus attirant. »

« Je dois accepter sinon il va partir. »

La difficulté n’est alors plus seulement sexuelle. Elle devient également relationnelle.

Une sexothérapie associée à une approche de couple peut aider à comprendre ce qui se joue derrière la différence de désir : fatigue, pression sexuelle, ressentiment, besoin d’affection, charge mentale, habitudes du couple, changements corporels ou manière différente d’accéder au désir.

Pour approfondir ces dimensions, découvrez également notre Formation Couples.

Santé sexuelle : pourquoi une approche globale est-elle importante ?

Réduire la sexualité à la seule mécanique sexuelle conduit souvent à passer à côté d’une partie du problème.

Une personne peut disposer de toutes ses capacités physiologiques et néanmoins ne plus avoir envie d’avoir des rapports.

Une autre peut ressentir du désir, mais avoir peur de se montrer nue.

Une troisième peut parfaitement connaître son corps, mais ne pas réussir à exprimer ses limites à son partenaire.

La santé sexuelle implique donc plusieurs dimensions.

La dimension corporelle

Elle comprend notamment :

  • l’anatomie ;

  • les hormones ;

  • la douleur ;

  • l’excitation ;

  • les réactions physiologiques ;

  • les maladies ;

  • les effets des traitements ;

  • les transformations liées à l’âge.

La dimension psychologique

Elle concerne notamment :

  • l’estime de soi ;

  • l’image corporelle ;

  • la confiance ;

  • l’anxiété ;

  • les croyances ;

  • les expériences passées ;

  • le rapport au plaisir.

La dimension relationnelle

Elle comprend :

  • la communication ;

  • l’intimité ;

  • le sentiment de sécurité ;

  • les différences de désir ;

  • les conflits ;

  • les attentes ;

  • les limites ;

  • le consentement.

La dimension sociale et culturelle

Notre sexualité est également influencée par notre éducation, nos valeurs, notre environnement, nos représentations et les normes auxquelles nous avons été exposés.

C’est précisément cette diversité de facteurs qui explique l’intérêt d’une approche pluridisciplinaire.

Sexologue et thérapie de couple : quand les deux approches se rejoignent-elles ?

De nombreuses difficultés sexuelles apparaissent ou se maintiennent dans la relation.

Une baisse de désir peut par exemple être renforcée par :

  • des conflits non résolus ;

  • une absence de sécurité émotionnelle ;

  • un ressentiment accumulé ;

  • une pression sexuelle ;

  • un manque de communication ;

  • une infidélité ;

  • une période de transition familiale.

Dans ces situations, se concentrer uniquement sur la sexualité peut être insuffisant.

Le sexologue formé à la thérapie de couple va chercher à comprendre comment fonctionne la relation.

Prenons un exemple.

L’un des partenaires demande régulièrement des rapports. L’autre refuse de plus en plus souvent.

Le premier se sent rejeté et insiste davantage.

Le second ressent cette insistance comme une pression et perd encore davantage son désir.

Chacun alimente involontairement le comportement de l’autre.

Le travail thérapeutique consiste alors à sortir de cette boucle plutôt qu’à chercher « lequel des deux a un problème ».


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Comment les violences peuvent-elles influencer la sexualité ?

L’accompagnement des personnes ayant vécu des violences nécessite des compétences spécifiques.

Les conséquences peuvent toucher :

  • le rapport au corps ;

  • la sécurité dans l’intimité ;

  • le consentement ;

  • la confiance ;

  • le désir ;

  • certaines sensations ;

  • la capacité à poser des limites ;

  • la peur de certaines situations sexuelles.

Le professionnel doit éviter toute démarche intrusive ou toute injonction à reprendre une sexualité rapidement.

L’objectif n’est jamais de forcer une personne à dépasser ses limites, mais de l’aider à reconstruire progressivement une relation suffisamment sécurisante avec son corps, ses sensations et son intimité.

Selon la situation, une prise en charge spécialisée du psychotraumatisme peut également être nécessaire.





Neuroatypie et sexualité : pourquoi adapter l’accompagnement ?

Les fonctionnements neuroatypiques peuvent également influencer la vie relationnelle et sexuelle.

Chez certaines personnes, des particularités sensorielles peuvent modifier la manière de vivre :

  • le toucher ;

  • les odeurs ;

  • la proximité physique ;

  • certaines textures ;

  • l’intensité des sensations.

Des différences dans la communication ou la compréhension implicite des attentes relationnelles peuvent également intervenir.

L’objectif d’un accompagnement pertinent n’est pas de chercher à normaliser la personne, mais de comprendre son fonctionnement et d’aider le couple ou l’individu à trouver des ajustements adaptés.




Comment choisir son sexologue ?

Le choix du professionnel ne doit pas reposer uniquement sur l’intitulé inscrit sur son site internet.

Vérifier la formation initiale

Commencez par regarder son métier d’origine.

Est-il médecin ? Psychologue ? Sage-femme ? Infirmier ? Professionnel de l’accompagnement ?

Cette information permet déjà de comprendre une partie de son champ de compétences.

Vérifier la formation en sexologie

Une formation approfondie doit proposer bien davantage qu’une connaissance générale de la sexualité.

Elle devrait notamment aborder :

  • l’anatomie et la physiologie sexuelles ;

  • les principales dysfonctions sexuelles ;

  • le désir et l’excitation ;

  • l’orgasme ;

  • la sexualité au fil des âges ;

  • la psychologie ;

  • les problématiques relationnelles ;

  • le consentement ;

  • les violences ;

  • les limites professionnelles ;

  • les indications d’orientation médicale.

Vérifier la posture professionnelle

Un professionnel sérieux sait reconnaître ce qui ne relève pas de son champ d’intervention.

Savoir orienter est une compétence, pas un aveu d’incompétence.

La sexologie implique régulièrement de travailler avec d’autres professionnels : médecins généralistes, gynécologues, urologues, psychiatres, psychologues, sages-femmes, kinésithérapeutes ou professionnels spécialisés dans le psychotraumatisme.

Les cursus universitaires de sexologie clinique intègrent eux-mêmes la nécessité de construire un réseau et d’orienter vers les spécialistes adaptés.

Sexologue, psychologue et psychothérapeute : attention aux titres

Les appellations employées dans les métiers de l’accompagnement peuvent parfois créer de la confusion.

Le titre de psychothérapeute, par exemple, est juridiquement encadré en France. Son usage est réservé aux personnes remplissant les conditions prévues et inscrites au registre national des psychothérapeutes.

Une formation en sexothérapie ne donne donc pas automatiquement le droit d’utiliser ce titre.

Cette distinction est particulièrement importante pour les personnes en reconversion professionnelle.

Une formation sérieuse doit enseigner non seulement ce que le futur sexothérapeute pourra faire, mais également ce qu’il ne pourra pas faire.

Les erreurs fréquentes concernant le métier de sexologue

« Un sexologue est forcément médecin »

Non.

Il existe des médecins sexologues et des professionnels non médecins formés en sexologie clinique ou en sexothérapie.

« Une difficulté sexuelle est forcément psychologique »

Non plus.

Elle peut être organique, psychologique, relationnelle ou multifactorielle.

« Si les examens médicaux sont normaux, le problème n’existe pas »

C’est faux.

L’absence de pathologie médicale ne signifie pas l’absence de souffrance sexuelle.

L’anxiété de performance, les difficultés relationnelles, le rapport au corps ou les expériences passées peuvent avoir un impact considérable.

« Le sexothérapeute doit avoir une solution rapide »

La sexualité ne fonctionne pas comme une mécanique qu’il suffirait de réparer.

L’objectif est souvent de comprendre un système et d’aider la personne à retrouver davantage de liberté, de sécurité et de capacité à faire ses propres choix.

« Médecin et sexothérapeute sont concurrents »

Ils sont au contraire souvent complémentaires.

Une prise en charge pertinente peut associer plusieurs professionnels.

Pourquoi cette différence est-elle essentielle lorsqu’on souhaite devenir sexothérapeute ?

Pour un futur professionnel, connaître la différence entre sexologue médecin et sexologue clinicien fait partie de la construction de la posture professionnelle.

Se former à la sexothérapie implique d’apprendre à accompagner.

Mais cela implique aussi d’apprendre à repérer.

Repérer une douleur nécessitant un avis médical.

Repérer une souffrance psychique importante.

Repérer une situation de violence.

Repérer une problématique dépassant son champ de compétence.

Repérer le moment où une orientation vers un autre professionnel devient nécessaire.

Un bon sexothérapeute ne cherche pas à tout prendre en charge.

Il sait travailler dans un réseau.

Quelles compétences développer pour exercer en sexothérapie ?

Une formation approfondie devrait permettre d’acquérir plusieurs niveaux de compétences.

Elle doit aider le futur sexothérapeute à :

  • comprendre la sexualité humaine ;

  • connaître les principales difficultés sexuelles ;

  • conduire un entretien autour de l’intime ;

  • accompagner sans jugement ;

  • comprendre les dimensions psychologiques et relationnelles ;

  • travailler sur les croyances ;

  • identifier les situations nécessitant une orientation médicale ;

  • repérer les violences ;

  • comprendre les mécanismes du couple ;

  • respecter un cadre éthique et déontologique ;

  • développer une posture adaptée ;

  • analyser sa pratique et recourir à la supervision.

C’est dans cette logique globale que s’inscrit la formation proposée par l’École de Sexothérapie Holistique.



Vous pouvez également approfondir certaines problématiques grâce aux formations complémentaires : Formation Thérapie de Couple, Formation Violences et Formation Neuroatypie.

Conclusion : sexologue médecin ou sexologue clinicien, lequel choisir ?

La différence entre un sexologue médecin et un sexologue clinicien tient avant tout à leur formation initiale et au cadre professionnel qui en découle.

Le médecin sexologue peut évaluer une éventuelle cause médicale, poser un diagnostic médical dans le cadre de sa pratique, prescrire des examens ou des traitements et orienter vers d’autres spécialistes.

Le sexologue clinicien ou le sexothérapeute travaille plus spécifiquement, selon sa formation, sur les dimensions psychosexuelles, émotionnelles, comportementales et relationnelles.

Il ne s’agit donc pas de déterminer lequel serait « meilleur ».

La véritable question est : quelle compétence est nécessaire pour cette personne, à ce moment de son parcours ?

Dans certaines situations, une consultation médicale suffit. Dans d’autres, un travail sexothérapeutique est particulièrement pertinent. Et dans de nombreux cas, les deux approches se complètent.

Vous souhaitez vous former à l’accompagnement des problématiques sexuelles et acquérir une posture professionnelle solide ? Découvrez la Formation complète en Sexothérapie proposée par l’École de Sexothérapie Holistique.

Pour poser vos questions sur les formations ou votre projet professionnel : Contactez notre conseillère pédagogique Sandra.

Vous pouvez également retrouver nos ressources sur le blog et suivre l’ESH sur Instagram, Facebook, LinkedIn et YouTube.

FAQ : les questions fréquentes sur les sexologues

Un sexologue est-il obligatoirement médecin ?

Non. Le terme sexologue peut désigner des professionnels issus de différents parcours. Il existe des médecins ayant suivi une formation complémentaire en sexologie et en médecine sexuelle, mais également des sages-femmes, psychologues, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes ou autres professionnels formés à la sexologie clinique. À Nantes Université, par exemple, un DIU distinct de sexologie clinique est proposé à plusieurs professions non médicales, tandis qu’un DIU de sexologie et médecine sexuelle est destiné aux médecins. Le plus important consiste donc à vérifier la profession initiale du professionnel et la nature exacte de sa formation en sexologie.

Quelle différence existe-t-il entre un sexologue et un sexothérapeute ?

Il n’existe pas une frontière parfaitement uniforme dans l’usage quotidien de ces appellations. Le mot sexologue renvoie généralement à une compétence spécialisée autour de la sexualité. Le terme sexothérapeute met davantage l’accent sur l’accompagnement thérapeutique des difficultés psychosexuelles et relationnelles. Dans tous les cas, il faut regarder la formation initiale et les qualifications du professionnel. Un médecin sexologue peut effectuer des actes médicaux relevant de sa profession, tandis qu’un sexothérapeute non médecin accompagne dans son champ de compétences et doit orienter lorsqu’une problématique nécessite un diagnostic, un examen ou un traitement médical.

Quand faut-il consulter un médecin sexologue ?

Un avis médical est particulièrement pertinent lorsqu’une difficulté sexuelle apparaît brutalement, s’accompagne de douleurs ou pourrait être liée à une maladie, un traitement, un changement hormonal ou un autre facteur physiologique. Une difficulté érectile récente, des douleurs sexuelles persistantes, une baisse inexpliquée du désir ou une modification importante du fonctionnement sexuel peuvent justifier une évaluation médicale. Cela ne signifie pas que la cause sera nécessairement physique. L’objectif est d’éviter de conclure trop rapidement à une origine psychologique sans avoir vérifié les causes possibles. Un accompagnement sexothérapeutique peut ensuite être associé si des facteurs émotionnels ou relationnels interviennent également.

Un sexologue clinicien peut-il prescrire des médicaments ?

Pas du seul fait qu’il soit sexologue clinicien. La possibilité de prescrire dépend de sa profession initiale et des droits qui lui sont associés. Un médecin dispose d’un droit de prescription dans le cadre de l’exercice médical. D’autres professions de santé peuvent disposer de droits spécifiques définis par la réglementation. En revanche, une formation en sexologie ou en sexothérapie ne crée pas à elle seule un droit de prescription. Lorsqu’un sexothérapeute non médecin estime qu’un traitement ou un bilan médical pourrait être nécessaire, sa responsabilité consiste à orienter la personne vers un médecin ou le professionnel de santé approprié.

Qui consulter pour une baisse de libido ?

Cela dépend de la situation. Une baisse de libido peut être influencée par le stress, la fatigue, les tensions conjugales, la pression sexuelle, l’image du corps ou certains événements de vie. Elle peut également être associée à des facteurs médicaux ou à certains traitements. Si le changement est soudain, important ou inexpliqué, un avis médical est utile. Si la problématique semble principalement liée au vécu personnel, à la relation de couple ou aux croyances autour de la sexualité, un accompagnement par un sexothérapeute peut être pertinent. Dans certaines situations, le travail conjoint ou successif de plusieurs professionnels constitue la meilleure option.

Qui consulter pour une difficulté d’érection ?

Il est préférable de ne pas considérer systématiquement une difficulté d’érection comme un problème psychologique. Une consultation médicale peut permettre de rechercher des facteurs médicaux ou médicamenteux éventuels. Lorsque ces facteurs sont écartés ou pris en charge, la sexothérapie peut intervenir sur l’anxiété de performance, la peur de l’échec, la pression ressentie pendant le rapport, la communication avec le partenaire ou certaines croyances sexuelles. Chez certaines personnes, la difficulté initiale peut avoir une cause ponctuelle puis se maintenir principalement en raison de l’appréhension. La complémentarité entre médecine sexuelle et sexothérapie prend ici tout son sens.

Le titre de psychothérapeute est-il la même chose que sexothérapeute ?

Non. En France, le titre de psychothérapeute est réglementé. Son usage est réservé aux professionnels remplissant les conditions légales et inscrits au registre national des psychothérapeutes. Le mot sexothérapeute désigne quant à lui une activité spécialisée dans l’accompagnement des problématiques sexuelles. Suivre une formation de sexothérapeute ne permet donc pas automatiquement d’utiliser le titre de psychothérapeute. Cette distinction doit être clairement comprise par les personnes qui souhaitent se reconvertir dans l’accompagnement en sexothérapie afin de présenter leurs compétences avec précision et de respecter leur cadre professionnel.

Comment choisir une bonne formation en sexothérapie ?

Il est important de regarder le programme dans son ensemble plutôt que de se fier uniquement à l’intitulé. Une formation sérieuse doit aborder la physiologie sexuelle, les principales dysfonctions, la psychologie, la dynamique du couple, le consentement, les violences, les limites professionnelles et l’orientation vers les professionnels de santé. Elle doit également former à la conduite d’entretien et à la posture du sexothérapeute. La pratique, les études de situations, l’analyse de la posture et la supervision constituent aussi des dimensions particulièrement importantes. L’objectif n’est pas seulement d’acquérir des connaissances sur la sexualité, mais de savoir accompagner avec discernement et reconnaître les limites de son champ de compétences.

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