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Peut-on vivre du métier de sexothérapeute ? Parlons revenus, sans tabou

31 août 2026

C’est probablement l’une des questions les plus fréquentes chez les personnes qui envisagent une reconversion dans la sexothérapie.

Et pourtant, c’est un sujet encore tabou.

Beaucoup n’osent pas poser la question directement.

Mais derrière presque chaque demande d’information, il y a cette interrogation :

« Est-ce qu’on peut vraiment gagner sa vie en étant sexothérapeute ? »

La réponse est simple :

Oui, il est tout à fait possible de vivre du métier de sexothérapeute.

Mais comme dans beaucoup de métiers indépendants, les revenus peuvent varier fortement selon plusieurs paramètres.

Parlons-en sans tabou.

Un métier souvent exercé en indépendant

Aujourd’hui, la majorité des sexothérapeutes exercent à leur compte.

Le plus souvent en :

  • cabinet libéral,

  • visio,

  • ou en format hybride.


Les postes salariés existent, mais ils restent encore relativement rares.

Certaines opportunités peuvent exister dans :

  • des institutions,

  • des associations,

  • des structures médico-sociales,

  • des centres spécialisés.


Mais dans la réalité actuelle du marché, la majorité des sexothérapeutes développent leur activité en indépendant.

C’est souvent ce qui inquiète le plus au départ.

Quitter le salariat pour travailler à son compte peut faire peur.

Et c’est parfaitement normal.


Être sexothérapeute ne signifie pas uniquement faire des consultations en cabinet

C’est un point important.

Beaucoup imaginent qu’un sexothérapeute travaille exclusivement en consultation individuelle.

En réalité, les possibilités sont bien plus larges.


Un sexothérapeute peut également :

  • animer des ateliers,

  • proposer des conférences,

  • intervenir en entreprise,

  • travailler en institution,

  • proposer des formations,

  • animer des groupes de parole,

  • intervenir dans des structures éducatives.


Par exemple, certains professionnels développent une activité autour de l’EVAR (Éducation à la Vie Affective et Relationnelle) dans :

  • les écoles,

  • les collèges,

  • les lycées.

Diversifier son activité permet souvent de sécuriser et développer ses revenus.


Combien gagne un sexothérapeute en début d’activité ?

Bien sûr, cela dépend :

  • du nombre de consultants,

  • du tarif pratiqué,

  • du rythme de travail,

  • du modèle économique.


Prenons un exemple simple.

Supposons un tarif moyen de consultation à 60 €.


Cas n°1 : 10 consultations par semaine

Calcul :

60 € × 10 consultations = 600 € / semaine

Soit environ :

2400 € de chiffre d’affaires mensuel

En micro-entreprise, avec environ 25 % de charges sociales :

Reste estimé : 1800 € net avant impôt

Pour un début d’activité, ce niveau est déjà tout à fait respectable.

Et beaucoup de praticiens démarrent progressivement, parfois en parallèle d’un emploi salarié.


Quand l’activité grandit, d’autres paramètres entrent en jeu

C’est un point important à comprendre.

Au démarrage, la micro-entreprise offre un cadre simple et rassurant.

Mais lorsque l’activité se développe, d’autres paramètres fiscaux entrent en jeu, notamment :

  • l’évolution du statut,

  • la fiscalité,

  • et potentiellement la TVA.

Cela signifie qu’à partir d’un certain niveau de chiffre d’affaires, une partie des revenus devra être reversée à l’État sous forme de TVA.

Il est donc important de raisonner en revenu net réel, et pas uniquement en chiffre d’affaires.


Cas n°2 : 20 consultations par semaine

Calcul :

60 € × 20 consultations = 1200 € / semaine

Soit environ :

4800 € de chiffre d’affaires mensuel

À ce niveau, selon le statut fiscal, la TVA peut entrer en jeu.

Après prise en compte de la TVA et des charges sociales :

Reste estimé : environ 3000 € net avant impôt

Nous arrivons ici sur un revenu déjà très confortable.


Cas n°3 : 25 consultations par semaine

Calcul :

60 € × 25 consultations = 1500 € / semaine

Soit environ :

6000 € de chiffre d’affaires mensuel

Après TVA et charges sociales :

Reste estimé : environ 3750 € net avant impôt

Cela représente un très bon niveau de revenu.

Et cela reste loin d’un rythme excessif.


Le revenu dépend aussi du positionnement

Tous les praticiens ne facturent pas 60 €.

Selon :

  • l’expérience,

  • la spécialisation,

  • la zone géographique,

  • la notoriété,

  • le positionnement,

les tarifs peuvent varier fortement.


Certains praticiens facturent :

  • 60 €

  • 80 €

  • 100 €

  • voire davantage.

Le revenu dépend donc aussi du positionnement professionnel.


Le vrai luxe : au-delà du revenu

Mais l’intérêt d’être à son compte ne se limite pas au salaire.

C’est un point fondamental.

De nombreux praticiens apprécient surtout :

  • la liberté d’organisation,

  • la flexibilité,

  • l’autonomie,

  • le choix de leur rythme.

Être à son compte permet souvent de choisir :

  • ses horaires,

  • ses jours travaillés,

  • ses vacances,

  • son rythme de formation,

  • son équilibre de vie.

Pour beaucoup, cette liberté a une immense valeur.


Et la sécurité de l’emploi dans tout ça ?

C’est une autre peur très fréquente.

Beaucoup de personnes associent encore :

  • salariat = sécurité

  • indépendance = insécurité


Pourtant, la réalité est souvent plus nuancée.

Bien sûr, travailler à son compte implique une part d’incertitude.

Mais cela ne signifie pas nécessairement plus d’insécurité.


En supervision, j’aime parfois le rappeler avec une pointe d’humour :

Quand vous avez 20, 50 ou 100 consultants, ils ne vont pas tous arrêter leur thérapie le même jour.


Cette phrase fait souvent sourire… mais elle illustre une réalité importante.


Lorsqu’un thérapeute a construit une activité stable, ses revenus reposent généralement sur plusieurs consultants, parfois plusieurs sources d’activité :

  • consultations,

  • ateliers,

  • formations,

  • interventions extérieures.


Le risque est donc réparti.


À l’inverse, dans un emploi salarié, il suffit parfois :

  • d’une restructuration,

  • d’un licenciement,

  • d’un changement d’organisation,

pour perdre soudainement l’intégralité de son revenu.


La sécurité absolue n’existe nulle part.

La vraie sécurité repose souvent davantage sur :

  • vos compétences,

  • votre capacité d’adaptation,

  • votre visibilité,

  • votre réseau,

  • et votre capacité à faire évoluer votre activité.


Vu sous cet angle, l’indépendance peut aussi devenir une forme de sécurité.


Peut-on vivre confortablement de la sexothérapie ?

Oui.

À condition de :

  • se former sérieusement,

  • développer une posture solide,

  • structurer son activité,

  • travailler sa visibilité.


Être un bon thérapeute est indispensable.

Mais aujourd’hui, cela ne suffit pas toujours.


Il faut aussi savoir :

  • développer son activité,

  • travailler son référencement,

  • construire sa visibilité.


À l’ESH, nous formons aussi à la réalité du terrain

À l’École de Sexothérapie Holistique, nous pensons qu’une bonne formation doit préparer à la réalité du métier.

Pas seulement à la théorie.


C’est pourquoi nous abordons aussi les dimensions concrètes du terrain :

  • installation,

  • visibilité,

  • référencement,

  • communication,

  • développement d’activité.


Nous avons notamment créé un module dédié à la réussite du praticien.

Parce qu’apprendre un métier est une chose.

Réussir à en vivre durablement en est une autre.


La vraie question n’est peut-être pas uniquement financière

Bien sûr, la question financière est importante.

Mais elle n’est pas toujours la seule.

La vraie question pourrait parfois être :

Quel prix suis-je en train de payer en restant dans un métier qui ne me correspond plus ?

Parfois, cette réflexion change profondément la perspective.





FAQ

Peut-on vivre du métier de sexothérapeute ?

Oui. De nombreux professionnels vivent aujourd’hui pleinement de leur activité en sexothérapie.


Quel est le revenu moyen d’un sexothérapeute ?

Il n’existe pas de revenu fixe. Les revenus dépendent du nombre de consultations, du tarif pratiqué et du modèle économique.


Un sexothérapeute travaille-t-il uniquement en cabinet ?

Non. Il peut aussi animer des ateliers, formations, conférences ou intervenir en institution.


Est-il risqué de quitter le salariat pour devenir sexothérapeute ?

Comme toute reconversion, cela demande préparation, réflexion et stratégie. Une transition progressive est souvent une approche rassurante et efficace.



Article rédigé par Amélie Leniaud

Psycho-sexologue • Sexothérapeute • Thérapeute de couple • Superviseure • Formatrice • Cofondatrice de l’École de Sexothérapie Holistique (ESH)

Amélie Leniaud accompagne depuis plusieurs années des individus et des couples autour des problématiques liées à la sexualité, à l’intimité et aux relations. Spécialisée en sexothérapie, thérapie de couple et relation d’aide, elle défend une approche globale, humaine et intégrative de l’accompagnement.

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